Save The Planet

On peut rêver d'un monde parfait, mais la vérité est toute autre...En attendant que les hommes prennent eux-mêmes conscience de tout ce qu'ils détruisent, je vous propose un petit aperçu de la cruauté et de la perversion humaine...

13 septembre 2005

Disparition Programmée des Grands Singes

gorille

Les grands singes...Qu'entend-on par ce terme? On pense évidemment tout d'abord au gorille. Mais il n'est pas le seul. Sont également concernés les orang-outans, les chimpanzés et les bonobos (sous-espèce de chimpanzé, le bonobo est le singe étant le plus proche génétiquement de l'homme).
Suite à un reportage diffusé au journal télévisé, j'ai appris que dans une trentaine d'années, tous ces grands singes, nos cousins les plus proches, auraient été exterminés par l'homme. Et ce par différents moyens: la déforestation (destruction de leur habitat), le braconnage (bien qu'il soit interdit), le traffic d'animaux (traffic le plus répendu après le traffic de drogue et le traffic d'armes) mais aussi par les laboratoires qui s'en servent comme cobayes...

bonobo
chimpanz_

Pour de plus amples informations, voici un article provenant du site de la Cité des Sciences.

Déforestation, braconnage, conflits armés... les grands singes menacés par l'homme.

Démographie : un recensement à haut risque

Il est particulièrement difficile d’estimer le nombre total de grands singes en liberté. Ceux-ci vivent dans des forêts immenses, difficiles d’accès, et se déplacent en permanence.

Pour comptabiliser les populations des différentes espèces, on procède donc le plus souvent par extrapolation. On évalue d’abord les populations sur une portion de territoire, en comptant les indices de présence des grands singes : leurs nids, mais aussi leurs excréments et leurs traces. À partir de cet échantillon, on estime la population sur tout le territoire.

Toutefois, cette méthode comporte une grande marge d’erreur car les densités de population sont très variables selon les zones : fortes au coeur des espaces protégés (parcs naturels, par exemple), faibles à proximité des routes et des villages. De plus, il est impossible d’estimer à distance l’impact de maladies comme Ebola, ou du braconnage. Pour toutes ces raisons, il faut se méfier des chiffrages planétaires avancés comme irréfutables !


Une disparition annoncée

« Il est minuit moins une pour les grands singes », affirme Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE).

Décimées par la déforestation, la chasse et les maladies, « toutes les espèces de grands singes sont confrontées à un risque élevé d’extinction, dans un avenir immédiat ou au mieux dans les cinquante années à venir », si aucune mesure d’envergure n’est prise pour les protéger.

Les orangs-outans, autrefois présents dans une grande partie de l’Asie, ne subsistent plus qu’à Sumatra et à Bornéo.

En Afrique occidentale, les populations de chimpanzés et de gorilles ont diminué de 56 % entre 1983 et 2000*. Les Nations unies estiment qu’il faudrait investir immédiatement 25 millions de dollars si l’on veut sauver les derniers grands singes, notamment en créant des zones protégées.

Menace n°1 : la destruction des forêts

Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) publié en 2002, moins de 10% de l’habitat forestier des grands singes d’Afrique sera intact en 2030. Pour les orangs-outans, la situation est encore plus grave : au rythme actuel, seul 1% de leur habitat sera épargné en 2030.

La déforestation est le résultat de plusieurs phénomènes. La pression démographique pousse les populations à déboiser pour se chauffer, cultiver la terre et construire des routes. Et l’industrie du bois encourage l’abattage intensif.


Des épidémies meurtrières

Les grands singes ne sont pas épargnés par les épidémies. En Afrique centrale, les épidémies dues au virus Ebola touchent souvent les gorilles et les chimpanzés, avant de se propager à l’homme par la manipulation de carcasses infectées. Selon l’Institut de recherche pour le développement (IRD), durant les dernières épidémies d’Ebola, « des centaines, voire des milliers d’animaux seraient morts » dans le sanctuaire de Lossi, au Congo*.

Autre menace potentielle : les grands singes peuvent être victimes de maladies apportées par l’homme. Ainsi, dans le parc national de Gombe, en Tanzanie, plusieurs vagues de maladies respiratoires telles que la pneumonie ont entraîné des taux de mortalité allant jusqu’à 40 % chez les chimpanzés, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).


Les ravages de la chasse

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Pour les grands singes, l’homme est le plus dangereux des prédateurs. Le braconnage est une activité prospère dans de nombreux pays d’Afrique, bien que chimpanzés, gorilles et bonobos soient des espèces protégées.

Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), entre 3 000 et 6 000 grands singes seraient tués chaque année par l’homme. Ceux qui vivent près des zones habitées sont les plus menacés. Les populations rurales et les groupes armés les tuent avant tout pour se nourrir. Certains singes, en particulier les plus jeunes, sont capturés pour être revendus comme animaux de compagnie.

Même s’il est officiellement interdit, le commerce de viande de brousse (singes, antilopes, éléphants…) est florissant : dans les pays du bassin du Congo, plus d’un million de tonnes de viande de brousse est chassé chaque année, dont environ 40 % sont vendus sur les marchés des centres urbains.

Avec l’augmentation de la population et donc de la demande, les braconniers continuent de tuer des grands singes. Le gorille des plaines de l’Ouest est particulièrement concerné, sa viande étant souvent considérée comme un symbole de richesse.

Des grands singes utilisés comme cobayes

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Certains laboratoires utilisent des grands singes – le plus souvent des chimpanzés – pour des programmes d’expérimentation. Ces pratiques ont officiellement disparu en Europe occidentale, mais elles subsistent dans d’autres régions du monde, notamment au Japon et aux Etats-Unis. Entre 1 300 et 1 700 chimpanzés sont actuellement utilisés à des fins de recherche outre-Atlantique*. Il s’agit surtout de recherches biomédicales (mise au point de vaccins contre l’hépatite, le sida…) ou d’études sur le comportement et le langage.

En France, la loi n’interdit pas l’usage des grands singes en laboratoire, mais les chercheurs doivent utiliser en priorité des méthodes alternatives (cultures cellulaires, modèles mathématiques) ou des espèces animales aussi peu élevées que possible dans le degré d’évolution.

Posté par Ptit Zombie à 16:50 - Espèces Menacées - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

mongole

les malades qui font ca mérite juste de souffrir autant que ses pauvres animaux qui eux n'ont rien fait de mal!

Posté par mélanie, 20 janvier 2007 à 19:48

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