Save The Planet

On peut rêver d'un monde parfait, mais la vérité est toute autre...En attendant que les hommes prennent eux-mêmes conscience de tout ce qu'ils détruisent, je vous propose un petit aperçu de la cruauté et de la perversion humaine...

13 septembre 2005

Exploitations illégalles en Amazonie

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Paris, France — Les Amis de la Terre, Greenpeace et le WWF ont pris acte du contenu du Plan d'action du gouvernement en faveur des forêts tropicales, présenté aujourd'hui en Conseil des Ministres, par le nouveau Ministre de l'Écologie et du Développement durable, Serge Lepeltier. Concernant les trois axes prioritaires d'action identifiés et réclamés depuis longtemps par les ONG signataires (lutte contre l'exploitation illégale, verdissement des achats publics, redéfinition de la politique de coopération), ce Plan d'Action reconnaît explicitement la prépondérance et l'urgence des efforts à mener en faveur de la protection de la biodiversité forestière mondiale, le rôle majeur de la France dans le commerce international du bois (notamment en Afrique centrale) et les efforts importants à mener pour un contrôle effectif de ces échanges.

Les Amis de la Terre, Greenpeace et le WWF ont pris acte du contenu du Plan d'action du gouvernement en faveur des forêts tropicales, présenté aujourd'hui en Conseil des Ministres, par le nouveau Ministre de l'Écologie et du Développement durable, Serge Lepeltier. Concernant les trois axes prioritaires d'action identifiés et réclamés depuis longtemps par les ONG signataires (lutte contre l'exploitation illégale, verdissement des achats publics, redéfinition de la politique de coopération), ce Plan d'Action reconnaît explicitement la prépondérance et l'urgence des efforts à mener en faveur de la protection de la biodiversité forestière mondiale, le rôle majeur de la France dans le commerce international du bois (notamment en Afrique centrale) et les efforts importants à mener pour un contrôle effectif de ces échanges.


"Cependant, le contenu des propositions semble largement insuffisant par rapport aux objectifs fixés" déclare Philippe Delétain, chargé de programme Forêts au WWF France. Concernant l'exploitation illégale et le commerce lié, les ONG considèrent que les mesures proposées resteront inefficaces. En tant que premier importateur européen de bois tropicaux et deuxième importateur mondial de bois africains après la Chine, la France a une nouvelle fois manqué l'opportunité de reconnaître son rôle d'acteur majeur de la déforestation tropicale en tant qu'acheteur de produits illégaux. Tout comme au cours des trente dernières années, de telles déclarations de bonne intention ne permettront pas de freiner la déforestation. "Aujourd'hui, la réforme du dispositif répressif français est la seule issue immédiate pour enrayer de façon efficace les importations illicites de bois, en provenance de pays du Sud" déclare Frédéric Castell, chargé de campagne Forêts aux Amis de la Terre. La France ayant une nouvelle fois manqué de courage politique, les ONG fondent maintenant leurs espoirs sur l'Union Européenne et espèrent que dans le cadre de la mise en oeuvre de son Plan d'action pour lutter contre les importations de bois illégal (FLEGT), elle développera une législation spécifiant explicitement le caractère illégal de toute transaction impliquant des produits forestiers obtenus de façon frauduleuse.

Depuis l'engagement du gouvernement de 2002 concernant l'usage de bois ecocertifié FSC dans les marchés publics, aucune mesure n'avait été prise. Près d'un quart des bois issus de la destruction des forêts tropicales est destiné aux marchés publics. Le Plan d'Action sur les Forêts aurait dû se fixer l'objectif de 100% de bois écocertifié d'ici à 2007 et non pas à 2010, mettre davantage en avant la certification FSC et formaliser la création d'un comité de suivi marchés publics avec les ONG. "Le gouvernement doit passer à l'acte dans sa démarche d'écocertification des marchés publics en imposant la certification FSC, les autres systèmes de certification n'étant pas crédibles à ce jour" martèle Ludovic Frère, chargé de campagne forêt à Greenpeace France.

La septième conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique (COP 7 de la CBD) a conclu que 2010 représentait la date butoir du compte à rebours vers la destruction irréversible de la biodiversité de la planète. La politique de coopération actuelle de la France dans les pays de forêts tropicales (notamment dans le Bassin du Congo) est majoritairement orientée vers l'appui aux groupes exploitant de larges concessions forestières. Une proportion très faible des financements publics français appuie directement la protection des forêts tropicales par des mesures de conservation de la biodiversité. Le carnet de route issu de la CDB est pourtant clair. "Seule une réorientation radicale des actions et financements français démontrera réellement l'engagement de la France à assumer enfin sa responsabilité actuelle dans la destruction des forêts tropicales et à répondre aux enjeux actuels de sauvegarde de la biodiversité tropicale : la coopération française doit se réorienter et passer à la vitesse supérieure" tonne Illanga Itoua, chargée de campagne forêts africaines à Greenpeace France. En vue des faiblesses du Plan d'Action, les ONG amplifieront leurs actions pour pousser le gouvernement à mettre en place une politique plus engagée.

(source: Greenpeace )


Posté par Ptit Zombie à 13:38 - Ecologie et Développement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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